C'est bien avant l'apparition en Europe du Varroa, que Maurice Chaudière conçoit en 1950 et en Algérie sa première ruche extensible.

En s'inspirant des ruches traditionnelles à développement horizontal d'Afrique du Nord, il construit ses premières ruches en utilisant des cadres langstroth dont il élargit les bords à l'aide d'inter-cadres en bois.

Une fois modifiés, ces cadres ont pour nouvelle propriété de se joindre entre eux et ainsi constituer une "caisse" servant d'habitacle de taille variant selon le nombre de cadres utilisés.

Cette ingéniosité permet à Maurice Chaudière de créer une ruche à cadres, à développement horizontal, rendant possible l'utilisation d'un ou deux habitacles extensibles et rétractiles.


 

Assez rapidement Maurice Chaudière abandonne l'utilisation peu pratique des inter-cardes, il conçoit donc et commande la fabrication de cadres à la bonne largeur (37 mm: respect de l'espacement entre les rayons) ainsi que d'un support en métal servant de structure reliant l'ensemble des cadres.

 

Peu à peu, en combinant l'expérience et l'observation, Maurice Chaudière met au point une méthode apicole alternative allant dans le sens du respect de l'abeille.

 

Les propriétés de l'Extensible constituent un atout particulier pour l'application d'une méthode en accord avec l'écologie de l'abeille: philosophie d'une apiculture douce.

Génèse de l'Extensible

Maurice Chaudière

Le respect d'une progression naturelle

 

Une colonie d'abeilles construit toujours dans la forme la plus adaptée à l'incubation du couvain. Dans le cas d'un développement vertical: l'accumulation du miel au dessus de l'embryon multiple du couvain permet d'en assurer harmonieusement l'incubation.

Dans le cas de l'Extensible, le développement de la colonie se fait selon un axe horizontal, le miel sera donc stocké dans les cadres de rive.

Cette disposition doit permettre à l'apiculteur alternatif d'opérer en dérangeant le moins possible le couvain. En effet il faut avoir conscience que sortir les cadres du couvain est comparable à une éventration, et qui a pour conséquence le refroidissement et la désorganisation de la colonie.

 

 

Le problème de la cire gaufrée

Naturellement, une colonie dispose ses réserves de miel en forme de cloche au dessus du couvain, c'est la manière optimale qu'ont les abeilles de s'organiser pour créer le volant thermique nécessaire à l'incubation sans s'éloigner des réserves.

 

La ruche extensible invite les abeilles à construire leurs rayons à la convenance de leur grappe.

La cire gaufrée, si elle ocuppe la totalité des cadres, ne permet pas aux abeilles ce développement naturel. De plus, elle a pour inconvénient d'être potentiellement polluée par les divers traitements acaricides qui s'accumulent au fil des années dans les cires.

Il est important donc d'utiliser peu de cire gaufrée pour que le couvain soit élevé sur des cires naturelles.

Une bande de 2 cm de cire gaufrée fixée dans la rainure de la traverse supérieure d'un cadre de l'Extensible suffit à amorcer la construction d'un rayon. Cette amorce invite les abeilles à ne pas construire en travers des cadres.

Le problème de la division

L'essaimage artificiel consistant à diviser les colonies est de très loin la pratique la plus fréquente chez les apiculteurs.

En effet, diviser est un acte attrayant par sa simplicité, il n'en demeure pas moins qu'il porte en lui un inconvénient majeur.

Lorsqu'un apiculteur sépare en deux le couvain, il divise aussi les problèmes: vieilles cires, couvain infesté, mycoses éventuelles et autres parasites...

 

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Les avantages de l'essaimage naturel

Lors d'un essaimage naturel, une partie de la population d'une colonie et la reine quittent la ruche (par exemple faute d'espace et/ou de miellée surabondante...).

La souche procède alors à un élevage à partir de cupules royales et non des cellules de sauveté. Les abeilles de l'essaim primaire (celui qui essaime avec la reine) s'établiront sur des constructions neuves. Cela permet à cette nouvelle colonie de repartir à zéro, abandonnant les problèmes accumulés dans la ruche mère (Varroas, moisissures, viellies cires...).

 

Provoquer et contrôler l'essaimage

Il est important de comprendre que si votre ruche est extensible, elle est également rétractile. Ce dernier avantage permet à l'Extensible de réduire l'habitacle d'une colonie et ainsi de provoquer un essaimage naturel. De plus l'Extensible dispose en ce cas de deux portes d'entrée, par exemple l'une au nord et l'autre au sud.

 

Pour plus de détails sur cette technique, référez vous à la rubrique contrôler l'essaimage naturel  dans le menu

Le problème du varroa

Le Varroa destructor est un acarien qui se reproduit sur le couvain des abeilles.

Son origine vient de la région du Sud-Est asiatique où son lointain cousin, le Varroa jacobsoni, a été découvert en 1904 à Java, infestant les couvains de l'abeille indigène Apis cerana.

Le Varroa a été vu la première fois en 1959 sur Apis mellifera qui, n'étant pas adaptée au parasite, a subi les effets catastrophiques que l'on sait sur les colonies.

Depuis, le Varroa a colonisé presque tous les continents; à ce jour seul le continent Australien semble être épargné.

En France, le Varroa a été détecté pour la première fois en 1982, il mettra sept ans pour s'étendre sur tout le pays.

 

 

La progression du parasite dans le couvain est spectaculaire, on estime que le nombre de Varroas présents dans une ruche est multiplié au moins par 10 tous les ans. Une colonie infestée voit son couvain mourrir en très peu de temps, par la suite les abeilles abandonnent  leur ruche et se réfugient dans d'autres colonies ce qui propage le parasite.

 

 

Reproduction

Pour se reproduire, la femelle Varroa féconde (amenée souvent par une abeille infestée) pénètre dans les cellules de couvain juste avant l'operculation. La larve de l'abeille présente dans la cellule finit de consommer la bouillie larvaire. C'est à ce moment que la femelle Varroa restée au fond de la cellule parasite la larve et commence sa ponte.

Seulement deux jours plus tard les premières larves mâles et femelles apparaissent, puis deviennent adultes en seulement sept jours.

La durée de l'ontogénèse (ou cycle) du Varroa étant largement inférieure à celle de l'abeille, le Varroa peut naitre, se reproduire et parasiter la larve pendant le temps où la cellule de l'abeille est operculée.

Dans des cas de multi-infestation, la nymphe de l'abeille meurt ou se transforme en imago de taille réduite, aux ailes incomplètes, aux pattes atrophiées, incapable de survivre.

Détecter le Varroa

Le Varroa est visible à l'oeil nu. Lorsque les femelles parasitent les ouvrières ou les mâles, on distingue le parasite à sa couleur brune et brillante. Il ressemble à un crabe minuscule, pour se nourrir il blesse l'abeille sur la face ventrale de l'abdomen.

Autres symptômes visibles:

Trainées d'excréments blancs dans les alvéoles récemment libérées

Abeilles mutilées, abdomen raccourci, ailes et pattes atrophiées

 

Acide oxalique, Apivar, Apiguard sont autant de traitements chimiques que les apiculteurs introduisent dans les ruches pour diminuer le nombre de varroas dans le couvain.

Le premier problème c'est que les effets de ces acaricides ne sont pas anodins pour les abeilles, notamment pour la reine. Le dosage et la période d'utilisation doivent donc respecter des consignes très strictes difficiles à mettre en oeuvre dans la pratique.

Il est probable que le contact de ces molécules altère les défenses immunitaires de la reine.

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Outre le coùt et les problèmes sanitaires liés à la contamination des cires, l'utilisation de ces produits ne garantit pas une éradication totale des Varroas.

De fait, les Varroas survivent malheureusement de plus en plus aux acaricides car leur utilisation massive a tendance à sélectionner des individus résistants aux molécules.

Il faut ajouter que ces produits contaminent et s'accumulent de plus en plus dans les cires recyclées et se retrouvent donc dans les cires gaufrées.

Le problème des traitements chimiques contre le Varroa

lutter contre le Varroa sans traitements chimiques.

Il faut préciser que cette pratique alternative nécessite de consacrer un temps d'observation, d'adapter ses gestes aux conditions de chaque colonie. Une apiculture douce et alternative n'a sans doute pas les mêmes critères que l'apiculture professionnelle.

 

Nous avons vu dans un chapitre précédent que le cycle entier du Varroa se déroule pendant sept jours à l'intérieur d'une alvéole de couvain. L'apiculteur peut utiliser cette connaissance pour éliminer une très grande partie des Varroas dans la ruche et ce sans traitements chimiques.

 

Le principe est simple: stopper la ponte au sein du couvain pendant au moins 21 jours puis piéger les Varroas dans un cadre de couvain introduit, mâle de préférence, puis détruire ce cadre après son operculation.

 

Comment stopper la ponte?

 

Soit en sacrifiant la reine soit en provoquant l'essaimage naturel soit en réalisant un essaimage artificiel. L'orsque se produit l'essaimage, la souche se trouve momentanément orpheline, cela a pour conséquence l'absence de ponte sur cette section.

Dans la rubrique mode d'emploi, seule la solution de l'essaimage est décrite (diverses méthodes).

 

Pourquoi stopper la ponte?

 

Arrêter la ponte pendant au moins 21 jours permet une absence de couvain dans la colonie. Les Varroas se trouvent alors en phase de phorésie sur les abeilles. L'introduction d'un cadre de jeune couvain (mâle de préférence) sur cette section orpheline va capter la grande majorité des varroas femelles présents dans la ruche. Une fois ce cadre operculé, les Varroas piégés sont détruits .

 

Pourquoi de couvain mâle?

 

Les Varroas parasitent environ 17 fois plus le couvain de mâles que celui d'une ouvrière en partie parce qu'il est beaucoup plus visité par les nourrices vecteurs du Varroa.

La technique de Maurice Chaudière propose donc d'orienter l'élevage du couvain mâle en insérant au préalable dans la ruche un ou plusieurs cadres armés en totalité de cire gauffrée en cellules de mâles.

Cette pratique est particulièrement utile quand on provoque le massacre du couvain de mâles (technique décrite dans le mode d'emploi-comment supprimer les varroas sur l'Extrensible).

Dans ce cas, il est donc nécessaire d'intervenir au printemps lors de l'apparition des mâles.

 

Pour plus de détails sur ces techniques, référez au menu

 

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